Patrice Chéreau

chereauLa mort de Chéreau est un tremblement de terre. J’ai suivi tout son travail, dans les années 80. J’ai découvert Koltès grâce à lui. J’ai abordé un théâtre créatif et puissant par lui. Et dans ma plus profonde intimité de jeune adolescent homosexuel complètement perdu, son travail m’a éclairé. « L’homme blessé » que je suis allé voir en cachette, car je n’avais pas dix-huit ans, m’a fait pleuré, et je le revois régulièrement avec la même émotion. C’est un génie qui s’en va, dont j’ai eu la chance de voir l’essentiel du travail.  C’est un chagrin immense. Je l’ai croisé le printemps dernier à l’une des manifestations en faveur du mariage pour tous. J’ai été heureux de le saluer, comme je l’avais déjà salué en le croisant dans le marais. J’aimais cet homme, pour ce qu’il a fait, pour ce qu’il était, et pour ce qu’il laisse. Beaucoup trop tôt.

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