Nominations

« Lorsqu’il qu’il n’y as pas de pensées et de principes, il y a le règne des opinions ». Dans cette phrase cinglante, Marie-José Malis, toute nouvelle directrice du Théâtre de la Commune d’Aubervilliers, apporte une réponse ferme aux débats de l’été sur les nominations dans les Centres Dramatiques Nationaux. Il faut des principes pour éviter le fait du prince. J’ai été sensible à l’argument troublant de Stanislas Nordey critiquant « la course de chevaux » que l’on faisait subir aux artistes, comme s’il s’agissait d’une compétition. Mais ce n’est pas la question d’un jury qui est en cause dans cette affaire, ni des principes de la parité dans une « liste courte », mais la façon dont l’Etat incite, ou n’incite pas, certains à être candidat. Nordey décrit des méthodes occultes. Malis plaide pour des procédés publics et transparents. Reste aux collectivités d’user de leur pouvoir pour ne pas se laisser dominer par la puissance des pouvoirs d’Etat. Quand les choses se passent bien, les directeurs ainsi nommés bénéficient d’une légitimité forte ; c’est précisément ce dont ils ont besoin pour réussir.

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