LA FIAC

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Depuis de nombreuses années, j’aime aller faire un tour à la FIAC  et à la SLICK, ainsi qu’aux autres événements liés à ce grand moment de l’art contemporain. Pourtant, de façon un peu diffuse, avec le temps et après les années, j’observe une forme de lassitude dans cet événement marchand. L’impression de ne pas y découvrir grand-chose, d’y croiser tout de même une faune très surfaite, et de ne pas être dans un rapport à l’art très puissant. D’ailleurs, il y a tellement de monde,  quelle que soit l’heure, le jour, le moment, qu’elle que soit la carte d’accès qui vous permet d’entrer….qu’il est difficile d’y voir les œuvres, simplement. Et si les foules en masse se regroupent lors de cet événement qui a retrouvé du lustre et du public, force est de dire que c’est dans les galeries et dans les musées que l’on voit le mieux les œuvres, et qu’on y découvre davantage les talents de demain que dans cette foire qui reste d’abord un marché qui fait sensation avec quelques œuvres aux prix suivis de nombreux zéros.

J’observe ainsi que la vidéo, qui était présente il y a encore quatre – cinq ans, a presque disparu. Que la photo n’y est pas particulièrement en valeur.  Que l’on retrouve, année après année, des artistes bien identifiés mais que l’esprit de découverte y est nettement moins aiguisé. L’espace et le lieu, enfin, en raison de son prix au mètre carré, interdisent les installations d’envergure qui constituent un champ d’exploration assez intéressant de nombres de jeunes artistes de la scène internationale et qui ont poussé quelques galeristes à sortir de Paris pour aller vers la Seine-Saint-Denis, afin de se doter d’espace à la hauteur des projets artistiques hors normes.

Bref, la FIAC m’offre moins de plaisir que je n’en ai eu, et alors même que je continue à naviguer avec bonheur chez les galeristes, dans les centres d’art, dans les musées, et dans les quelques biennales très en pointe.

Je me réjouis tout de même de la présence des propositions Hors les mûrs, qui constituent une vraie opportunité de rencontre avec la création, dans des espaces qui s’y prêtent magnifiquement, et qui permettent à tous, sans file d’attente, sans prix d’entrée exorbitants, de profiter de la création. Ne pourrait-on prendre aussi ses installations éphémères comme des signaux d’un projet futur qui ferait de la ville en général, des espaces verts en particulier, des lieux adaptés à la présence de l’art en ville, de façon pérenne ? J’aimerais le penser.

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