Coup de gueule !

Trois soirs de suite, dans trois théâtres différents, de l’Est, du Nord et du Sud de Paris, j’observe un phénomène identique : Les portes de la salles ouvrent à l’heure dite du commencement du spectacle. La grande mode du placement libre génère une demi-heure de file d’attente avant d’entrer en salle, dans certains de ces lieux, cette file est en plein air, c’est-à-dire dans l’inconfort hivernal. On imagine que le placement libre a pour but d’économiser les placeurs, mais il se trouve que c’est l’effet inverse qui se passe. Il faut faire rentrer le public  dans la jauge ce qui ne se fait jamais spontanément. Deux agents du théâtre demandent aux gens de se déplacer, de se pousser, de se tasser. 20 minutes sont nécessaires à l’installation du public après l’ouverture tardive des portes. Et pour terminer, le surbooking est de règle et une bonne quarantaine de spectateurs, en violation de toutes les règles de sécurité, sont assis sur des marches, mais comme la direction est bonne mère, elle donne des coussins, c’est peu dire que le système est donc prévu et organisé. Le spectacle peut enfin commencer, avec 25 minutes de retard !

Je le dis comme je le pense, ces conditions d’accueil sont déplorables, très discriminantes pour les personnes âgées, et fort peu respectueuses du spectateur qui a le droit à un peu plus d’égard. Mais comment se fait-il que cela se passe ainsi, que les directeurs des lieux ne s’émeuvent pas et n’observent pas l’inconfort du spectateur, et ne cherchent  pas à y remédier. Les conditions d’accueil se dégradent et c’est fort dommageable. La contrainte économique actuelle n’autorise pas tout. A quand la révolte des spectateurs ?

Car, comme moi, beaucoup des spectateurs sont des soutiens actifs des artistes, sont indignés des positions du MEDEF, sont curieux de découverte, de formes nouvelles, de plaisirs partagés, de bonheur communicatif. Ils sont prêts à pétitionner pour l’art et la culture, à soutenir les initiatives de Jack Ralite et de Catherine Tasca, mais ils aimeraient que cette considération qu’ils portent aux artistes, à l’art et à la culture en général, leur soit au moins rendue par un accueil digne dans les lieux où la rencontre s’organise entre les artistes et les spectateurs.

 A bon entendeur, salut !

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