Avignon 2013 : un coup de cœur suffit à faire vivre une année.

Que reste-t-il du festival d’Avignon un mois après en être rentré ? Une trace durable grâce à Julien Gosselin et son adaptation théâtrale très réussie des « particules élémentaires ». Des déceptions certaines quant aux artistes associés : Nordey m’a ennuyé dans la cour d’honneur, et l’on a beau m’expliquer que le texte de Peter Handke est magnifique, je le crois tout sauf théâtral ; sans doute à lire près de la cheminée… Quant à Dieudonné Niangouna… je ne regretterai qu’une chose : ne pas être parti à l’entracte et avoir été entraîné dans une seconde partie qui a fait perdre le bénéfice de la première !

Myriam Marzouki ne m’a pas convaincu – Oh que non ! – Lazare m’a intéressé mais pas emballé et Philippe Quesnes, le grand nom dont tout le monde parle… m’a littéralement exaspéré.

Quant à Jérôme Bel, son spectacle « Cour d’honneur » a eu de quoi étonner. Drôle. Sympathique. Atypique. Consensuel. Formidablement consensuel. Le bonheur d’entendre une cour d’honneur éclater de rire en même temps restera quelque chose dont je me souviendrai, car, admettons-le, nous avons peu ri dans la cour. Mais quelle étrangeté tout de même ce spectacle ? Après 10 années de polémique, d’invention de formes, de provocations théâtrales, visuelles, chorégraphiques, ce spectacle est comme une forme de pied de nez pour un adieu des deux codirecteurs ? Un adieu sous les applaudissements, évidemment.

Le bilan de mon « in » est faible. Mais un coup de cœur suffit à faire vivre une année.

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